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LA LETTRE DU DIRECTEUR

LA PLACE DES GRANDS HOMMES,

Certains l’ont chanté, d’autres le revendique, en rêve, s’enhardissent d’être parmi, dans le monde aujourd’hui, qu’ils soient économique, ou politique, il y a ceux qui se font une place au soleil, et les autres. On ne peut pas dire qu’il y a un cynique destin du vainqueur et du perdant, mais du vainqueur et du super vainqueur.

La gouvernance dans le système est un état de compétition, qui est souvent une auto satisfaction de l’avarice, et de la promotion personnelle au détriment de l’entreprise, ou de la représentation populaire. Dans la crise que nous traversons, nous sommes confrontés à être témoins de la fragilité, du management entreprenarial qui entraîne la remise en cause du manager, du leader, du responsable politique. Au moment, ou l’on devrait retrouver des valeurs communes, de sagesse, de partage, dans le monde salariale, et nationale, on trouve des hommes, avares, orgueilleux, sans aucunes pudeur face à l’existence professionnelle du monde du travail.

Bien que cette catégorie de dirigeant n’est nullement majoritaire, mais aussi minoritaire qu’elle soit, elle est dévastatrice sur l’image de tous les responsables industriels.

La crise apporte son lot de catastrophe économique à travers les restructurations, les fermetures d’usines, les plans de licenciements, les délocalisations, et c’est à travers ces douloureuses nécessitées pour la reprise de l’économie que l’on voit apparaître des Grands Hommes qui défendent une certaine valeur d’intégrité pour le bien être d’autrui, de la communauté, et non pas pour leurs services personnels.
C’est la gouvernance que l’on trouve dans la cour des Grands Hommes.

On voit apparaître tous les jours des exemples malsains, de gouvernance personnalisée, autour de nous, dans nos vie ou plus loin. Prenons par exemple la marée noire dans le Golfe du Mexique, avec le géant BP. Une catastrophe ça arrive, mais la gestion, et surtout l’attitude du Directeur Général, a amplifié le désastre. Il est aberrant de voir le Président des Etats-Unis, Barack Obama rappeler à l’ordre l’organisation d’une entreprise mondiale, se souciant d’abord des dividendes pour les actionnaires et le niveau de ses profits annuelles. On peut aussi voir chez nous des patrons préoccupés par le montant de leurs rémunérations, l’assurance de leurs stocks-options, et le maintient de leurs privilèges insolents et indécents, avec le poste, lorsque les conflits éclates dans l’entreprise. Par exemple l’ancienne direction de France Télécom, ou d’Alcatel Lucent. Le monde politique n’est pas en reste avec les cumuls de mandats, et donc cumuls de salaires, que ce soit en France ou à l’étranger, multinationales ou petites entreprises. Le rapport de force qu’à l’habitude de s’approprier l’individu pour maintenir son pouvoir, et son standing est une aberration de l’esprit immoral et nauséabonde. Aucun pouvoir n’est épargné même pas le sport, et la triste et célèbre attitude de la FFF au mondial nous rappelle comment la mesquinerie du pouvoir, a gangrené un système et des hommes qui sont supposer faire rêver.

Et aujourd’hui, on assiste à un début de guerre larvée entre politiques européens sur fond de compétition, de relance économique, et plan de rigueur. C’est pitoyable d’entendre des critiques nullement fondées sur un choix de gouvernance d’un pays ami et partenaire. La crise grecque a entraînée des coups bas entre allemands français, anglais, espagnol, polonais, pour ne citer qu’eux. Aussi d’entendre les responsables à Bruxelles critiquer la personne même du Président Obama sur sa politique européenne. En novembre prochain la France prendra la présidence du G20 et du G8. Souhaitons que cette chance donnée à notre patrie soit une opportunité humble, et généreuse d’une nouvelle gouvernance.

Sans bruit, en toute discrétion, le Président Obama, Commandant en Chef de la première puissance mondiale est entré dans la basilique des Grands Hommes, contrairement, à bon nombres d’anciens locataires de la Maison Blanche guerriers et autoritaires, et à l’image de son glorieux prédécesseur Abraham Lincoln. Tout en sagesse il a fait fasse à la crise pour imposer et faire passer la loi sur la réglementation financière, le sauvetage des banques, la loi sur la protection médicale. Et surtout maintenant le sauvetage et la relance des Pme américaine, sur laquelle repose la puissance industrielle de l’Amérique. Une politique efficace, visionnaire, généreuse d’une nouvelle gouvernance. Il a su insuffler à l’ensemble des dirigeants d’entreprises un nouvel état d’esprit, alors nous sommes toujours au stade de nous bagarrer pour nos ambitions personnelles Tous ces plans ont attirés l’animosité de l’Europe. Il y a derrière cette aigreur un ressentiment de jalousie face aux problèmes nationaux de chacun.

Pourtant Monsieur Obama, non seulement par son charisme, mais surtout par l’humilité, le dialogue, la concertation a changé l’état d’esprit des responsables économiques et politique du système américain. Les mauvaises langues diront que c’est par les USA qu’est arrivé la crise, j’ajouterais que c’est par les entrepreneurs américains que cette nouvelle gouvernance responsable prôné par le Président s’est imposée, dans le respect des règles législatives, sociales et humaines. Sur ce point l’Europe est encore en retard sur nos cousins d’Amérique. Et nous seront encore à la traîne pour sortir ce cette crise.
Nous les dirigeants d’entreprises de notre vieille Europe nous devons changer notre gouvernance, notre état d’esprit, comme d’ailleurs aussi les responsables politiques, au risque de voir se creuser un fossé insurmontable entre les classes.

Comme Abraham Lincoln, ou Nelson Mandela, le Mahamat Gandhi, John Kennedy, Ronald Reagan, et quelques autres, le Président Barak Obama, avec beaucoup d’entrepreneurs, est entré dans la cour des Grands Hommes.

Alain Polomack








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